






KYOKUSHIN-KAI-(KAN)
Signification : KYOKU= ultime ; SHIN= vérité ; KAI= association, organisation ;
KAN= maison.
Fondateur ( Sosai) : Masutatsu Oyama est né en Corée en 1923 et a commencé à
étudier les arts martiaux dès l’âge de neuf ans. Parmi les
disciplines qu’il a pratiquées on trouve notamment le kempo
coréen, le judo kodokan ou les formes anciennes du taekwondo.
Mais c’est surtout dans le karaté qu’il excella, devenant
quatrième dan à l’âge de vingt-deux ans et remportant dans
cette discipline le championnat général du Japon en 1947,
ayant émigré dans ce pays à l’âge de treize ans.
Oyama commença par apprendre le style shotokan mais il trouva rapidement ce style trop peu adapté au
combat et opta pour le goju-ryu. Là encore il ne fut pas complètement satisfait et s'astreint à un
entraînement très dur dans les montagnes pendant des mois.
Par la suite il fit sensation en déclarant que l’essence du karaté était dans le combat à une époque ou on
ne jurait que par les katas : le kyokushin était né.
En 1952, Oyama accomplit un voyage en Amérique pour prouver au monde l’efficacité de
son style, affrontant des boxeurs et lutteurs parmi les plus réputés, combats dont il sortit
toujours vainqueur, établissant ainsi un nouveau record.
Revenu au Japon en 1953, il se rendit également célèbre en livrant des duels sans arme
contre 52 taureaux : 3 furent tués et 48 eurent les cornes brisées.
Masutatsu Oyama est décédé en avril 1994.
Directeur technique international (Kancho) : Désigné par le testament d’Oyama comme héritier spirituel et
technique, Shokei Matsui est né en 1963 et a débuté le karaté à l’âge de 13 ans. Il a été champion du
Japon en 1985 et 1986 et du monde kyokushin en 1987.
Spécificités : La principale caractéristique du karaté kyokushin est que les combats se déroulent à frappe
réelle sans protection. Cependant les coups les plus dangereux sont interdits tels que les coups de
poing à la tête ou à la colonne vertébrale, évitant ainsi les blessures graves.
Les positions sont également plus hautes que dans la plupart des autres styles de karaté.
Les techniques de corps à corps (coups de genoux ou de coude) sont travaillés de manière assidue.
Les katas, il existe une variante circulaire typiquement Kyokushin (ura) où l'on pivote sur la jambe d'appui
de manière à se retrouver dans la même position qu'au départ.
Katas : Le karaté kyokushin compte une douzaine de katas:
Les taikyoku (katas de bras) et taikyoku sokugi (katas de jambes) : pour les débutants, tous deux au
nombre de trois.
Les pinan au nombre de cinq : pour les pratiquants plus confirmés.
Les katas supérieurs : pour les hauts gradés.
Influences : Comme les autres styles de karaté, le kyokushin a subi une certaine influence du
taekwondo qui se perçoit dans les coups de pieds hauts placés, même si, à la différence de l’art martial
coréen, il demeure un style essentiellement « enraciné » et peu aérien.
On peut également remarquer une certaine parenté avec la boxe thaï ou le kickboxing dans les
techniques de corps à corps et la fréquente utilisation des coups de pieds en dessous du niveau de la
ceinture.


